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La tour Henri fait partie de murailles qui ont servi au moyen âge à le
défense de la ville de Fribourg. Elle fait partie plus précisément de la quatrième enceinte occidentale qui
a été édifiée entre 1397 et 1416.
La tour Henri se situe à l'angle nord-est de cette quatrième enceinte. Cet ouvrage est cité pour la première fois au début de
l'année 1403 et fut achevée vers 1415 par la pose de la toiture.
La forme semi-circulaire de la tour améliorait sa
capacité militaire par une meilleure résistance aux projectiles et la suppression de l'angle mort.
Elle était d'origine ouverte du côté intérieur (côté ville) pour éviter de servir d'ouvrage fortifié aux
assaillants si elle était prise. La tour, qui fait près de 31 m de haut, était à l'origine couverte par une toiture en
flèche, remplacée à la fin du XVIIe siècle par la couverture actuelle qui forme le couronnement de la muraille.
La tour servit de dépôt de grain au cours des siècles ultérieurs et un galandage en colombage datant sans doute du XVIIe siècle.
La couverture de la partie centrale est récente et le raccord avec le chemin de ronde (auquel on accède par une échelle) assez maladroit.
Le site entourant la tour est actuellement bien différent de
l'aspect qu'il avait à la fin du moyen âge. Les remparts et les fossés ont disparu.
La tour fut conservée mais se trouve "coincée" entre le parking de l'université, les voies CFF et un terrain vague.
L'intérieur n'est pas accessible aux visiteurs.
Le but du projet est de trouver une nouvelle affectation à la tour et de la rendre accessible au public.
Les planchers intérieurs sont conservés mais une nouvelle circulation intérieure est créée de manière à offrir au public
une promenade architecturale qui aboutit à une plate-forme supérieure, sorte de belvédère qui surplombe la ville. Cette
plate-forme remplace ainsi la toiture à un pan qui couvre actuellement l'étage supérieur.
Les étages et espaces intérieurs contiendraient une exposition retraçant
l'histoire de l'urbanisme de la ville sous forme de maquettes. La façade côté ville est fermée par une paroi ajourée formée de plaques métalliques et d'un treillis tissé suspendu,
également en métal. Cette paroi forme un filtre visuel d'avec l'environnement immédiat. La nuit, un jeu de luminaires incorporés
dans la structure porteuse de la paroi crée un élément signalétique pour la tour.
Un escalier métallique bordé de plaques de métal remplace l'actuel
accès existant.
Le projet propose donc de supprimer le colombage du XVIIe siècle et le remplacer par la structure filtre en métal.
Dans la pratique, cette proposition devrait être soumise à l'appréciation des Instances de Conservation du patrimoine
et ferait sans doute l'objet d'une discussion importante. Au niveau académique, elle fut admise comme hypothèse de travail.
Cela a permis de développer une langage spécifique pour l'ensemble des interventions contemporaines de la tour et
renforcer la complémentarité entre les structures médiévales et contemporaines.
TM
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