lecture Santiago Calatrava et Athènes 2004
Archi-News N°7, Bruxelles, le 21 Septembre 2004

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Une architecture expressive et virtuose


Août 2004, tous les regards étaient tournés vers Athènes et les Jeux Olympiques. En point de mire, la couverture du stade olympique. Cette œuvre de l’architecte espagnol Santiago Calatrava, considérée comme une réelle prouesse architecturale, peut revendiquer deux records du monde : le plus grand toit de stade au monde et le plus grand toit transparent jamais construit. Structure suspendue dynamique couvrant partiellement les tribunes du stade, la toiture consiste en une série d'arcs doubles métalliques qui soutiennent 4.750 plaques en polycarbonate traitées anti-UV et anti-abrasion sur les deux faces. Le principal élément porteur de l’édifice est constitué par deux arches métalliques, longues de 300 mètres, atteignant à leur sommet 78 mètres de hauteur. Elles enjambent le stade sur sa longueur et chacune d’elles porte un dôme suspendu sur des doubles supports. Au total, la structure du toit pèse 17 000 tonnes, couvre une surface d’environ 25 000 m² et protège 75 000 spectateurs du soleil direct et des intempéries.

  Photographe: Palladium Photodesign Studio
Egalement impressionnant est le processus utilisé pour la construction du stade. Pour ne pas interrompre le travail de construction, les deux moitiés du toit ont été assemblées séparément en dehors du stade, hissées ensuite de manière hydraulique. Cette construction est, avec la toiture du vélodrome, l’élément central d’un grand projet d’unification esthétique du complexe olympique sportif d’Athènes, au total plus d’un million de m². Par son style très personnel, le sculpteur d’espace qu’est Calatrava est parvenu à lui donner une nouvelle cohérence. Passionné de formes organiques, il a parsemé le site olympique de gigantesques arches blanches. Selon les termes de la présidente du comité d'organisation (ATHOC), le travail de Calatrava est vu comme «une trace architecturale prestigieuse, un héritage qui montre que les JO ont été un succès ». Comme à l’accoutumée, Calatrava nous a livré une architecture issue de la nature. A travers un jeu sur les formes et les figures de l'équilibre, Santiago Calatrava définit une poétique du mouvement où l'architecte est à la fois ingénieur et artiste.
Photographe: Palladium Photodesign Studio

 

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Autres liens et informations sur le web :

  • Le site web de Santiago Calatrava
  • Le site du projet du Centre symphonique d'Atlanta
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