Projet de piscine urbaine à Lausanne
Le site se situe à Lausanne sur le terrain de
l’école du Belvédère, au sud du quartier de Sébeillon et au nord du quartier du Mont d’or. C’est un lieu de passage fréquent. Il fait le trait d’union entre la
gare et les quartiers qui se développent à l’ouest de Lausanne.
La parcelle se situe sur la partie sud du
complexe de l’école du Belvédère, sur le terrain ou se trouve actuellement l’annexe de l’école et les deux terrains de sport au dessus.
Le terrain, en pente, est entouré de 3 routes.
Les quartiers qui se trouvent de l’autre côté de la voie ferrée, soit au sud et à l’ouest sont des quartiers d’habitation. En général, il s’agit de maisons bourgeoises mais on trouve aussi des immeubles locatifs et des maisons plus petites.
Vers l’ouest s’etend le centre ville de Lausanne.
Des projets d’aménagement visant à redynamiser ces anciennes zones industrielles et à créer une continuité de la structure urbaine entre le Flon et Malley.
Les projets d’aménagement divers dont le réaménagement de la gare de Sébeillon et le développement de nouveaux réseaux de transports en commun offre la perspective d’un quartier fortement redynamisé et fréquenté.
L’école Belvédère.
C’est le 17 juillet 1947 que la commune de Lausanne achète la Campagne de la famille Brandenbourg à Tivoli, couvrant une surface de vingt-cinq mille mètres carrés, pour un million de francs.
Marc Piccard remporte, en 1949, le concours d’architecture ouvert par la Municipalité.
Dès le début, le concept d’un groupe scolaire est décidé.
Le site est choisi pour emplacement privilégié et sa vue exceptionnelle.
Les exigences du concours sont de se tenir le plus à l’écart des nuisances de la
route, de séparer les différentes parties du bâtiment et de conserver le plus
possible de verdure.
Piccard pour le projet de l’école va effectuer des voyages en Angleterre et en
Suède pour observer les modes de vie qu’il considère comme avant-gardistes.
Les espaces collectifs (détente, jeux, jardin, pic nique,...) sont la chose principale
que Piccard va en retenir et essayer d’intégrer à sa propre école.
Le 18 janvier 1952 marque le début des travaux, par la démolition de la propriété
des Brandenbourg.
Moins d’un an après l’ouverture de l’École supérieure de jeunes filles, c’est, le 30
mai 1956, l’inauguration du collège secondaire du Belvédère, avec des classes
mixtes. En 1981, le Belvédère fête ses 25 ans.
Le site se trouve dans une double pente: de l’est à l’ouest mais aussi du nord au sud.
Ces pentes donnent au site une disposition en terrasse comme sur les côtes du Lavaux.
Chaque bâtiment à donc souvent deux accès à différents niveaux suivant l’endroit.
Cette typologie d’implantation permet à ce site de toujours surplomber l’espace
du dessous
et donc d’avoir toujours la vue dégagée.
Ainsi, le nom de ce site, «le Belvédère» est du à la vue exceptionnelle due à ce dégagement.
Cette typologie de terrain apporte aussi d’autres caractéristiques comme la présence de nombreux
escaliers et murs de soutènement.
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Le
projet
Le site se situe à un endroit stratégique dans la ville de Lausanne. Le fait de s’implanter sur le site d’une école amène de nombreuses contraintes mais aussi de grandes possibilités au niveau du programme.
La piscine sera construite sur un terrain ou se trouve actuellement une annexe de l’école qui comprend l’économat, l’infirmerie, et des salles de travaux pratiques, mais aussi deux terrains de basket extérieurs. Le programme de la piscine devra comprendre de nouveau locaux pour reloger certaines différentes fonctions.
Le terrain se trouvant à proximité d’une école et les quartiers alentours étant surtout résidentiels, il faudra prendre en compte la fréquentation de la piscine par des jeunes, des enfants et des familles.
L’idée de base est la création d’un espace extérieur qui marcherait à la fois comme une extension de la cour de récréation mais aussi comme un jardin public pour le quartier.
L’esplanade qui existe actuellement avec la magnifique vu, ainsi que les murs de soutènement et les escaliers (dus à la topographie de Lausanne) seront à prendre en compte et à conserver sous certains aspects.
Fondamentalement, le bâtiment est organisé sous la forme d’une progression.
L’usager, après être entré dans le bâtiment depuis la promenade, commence une lente descente vers la piscine. Cette progression est réglée par des trames qui s’espacent au fur et à mesure que l’on
avance dans la piscine. Les espaces deviennent plus ouverts, plus lumineux, plus dégagés,
moins enclavés... Toute cette progression amène au cœur de la composition et les bassin principaux.
L’espace devient plus convivial, il devient espace de rencontre...
Le toit ondule pour créer une promenade et s’adapter à la forme du dessous.
Variations de hauteur donnent différents niveaux de plafond à l’intérieur, ce qui apporte des ambiances variées suivant les espaces.
Ces variations permettent aussi de donner accès à différents endroits du bâtiments, différents niveaux... l’intervalle entre les différentes lames de toiture amenages des espaces vitrés amenant la lumière à l’intérieur.
Ainsi, quand on se promène sur l’allée centrale, on a un lien visuel dans la piscine en contrebas, et en même temps sur le paysage extérieur alentour.
La promenade à un fort lien intérieur-extérieur.
Bibliographie:
Swimming Pool- Perkins
Swimming Pool- Thijs Wolzak
Architecture d’eau- Kelly klein
Amenagement d’eau- Axel Lohrer
Piscines- Mateo Genghini & Pasqualino Solomita
Les piscine: conception, architecture et environnement- suetchine
Piscines-Jacques Dedoights
Piscines:équipement Nautique-sophie Roché-soulié
Architecture wettbewerbe- Gruppe Hinrich Baller und partner
Bâtir, René Vittone
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